
Vous connaissez certainement cette application qui fait tant parler d’elle : Bevel, l’appli qui permet d’analyser vos données de santé, et franchement c’est bien foutu. Compatible Apple Watch et Garmin, elle vous offre une expérience proche d’un bracelet Whoop — sans en acheter un ni payer l’abonnement. Eh bien, Whoop n’a visiblement pas apprécié. Pour ceux qui ont loupé l’info, voici ce qu’il s’est passé.
Le 17 mars 2026, Whoop a officiellement attaqué Bevel en justice devant le tribunal du Delaware. La plainte — attention — fait 111 pages et vise Finerpoint, Inc., la société éditrice de l’application. Au menu des accusations : copie de l’interface visuelle (le fameux trade dress), violation de droits d’auteur, et atteinte à des brevets. Pour résumer, Whoop estime que l’interface de Bevel ressemble de trop près à la sienne, au point qu’un utilisateur pourrait confondre les deux.
Sauf que Bevel voit les choses différemment. Selon eux, c’est plutôt Whoop qui aurait revu son interface pour se rapprocher de la leur. Et les éléments visuels revendiqués — des cercles colorés, une icône de lune, le mot « recovery » — seraient tout simplement des codes visuels courants dans le secteur du fitness connecté. Rien de brevetable, en somme.
Ce qui rend cette affaire particulièrement intéressante, c’est le déséquilibre flagrant entre les deux acteurs. D’un côté, Whoop qui vient de lever plus de 500 millions de dollars. De l’autre, une équipe de 20 personnes. Le CEO de Bevel, Grey Nguyen, a d’ailleurs pris la parole publiquement début avril pour donner sa version des faits — un choix rare et assumé dans ce type de litige.
L’affaire est toujours en cours, aucun jugement n’a été rendu à ce jour. Mais elle soulève une vraie question : jusqu’où peut-on protéger une interface dans un marché où les codes visuels finissent par se ressembler ?
Et vous, qu’en pensez-vous ? Est-ce que ça méritait vraiment un procès ? Personnellement, attaquer une équipe de 20 personnes avec une plainte de 111 pages quand on vient de lever 500 millions… ça ressemble plus à une tentative d’étouffer un concurrent gênant qu’à une vraie défense de propriété intellectuelle. Mais c’est mon avis — donnez-moi le vôtre en commentaire !


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